Caroline Gagné, artiste

À propos


Biographie
Artiste en arts visuels et médiatiques, Caroline Gagné s’intéresse aux lieux qu’elle explore en tant que porteurs de contenu sous-jacent. Issu d’une recherche amorcée dès 1998, suite à un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval, son travail témoigne d’un engagement profond envers sa pratique : dessin, art réseau, installation et art sonore fondent un parcours artistique multiforme.

Elle a notamment participé aux événements, Phénomena, (Montréal 2014), Tissus urbains (Montréal, 2001), Périphéries Québec-Zagreb-Sarajevo (Zagreb, 2002), Manif d'art 3 (Québec, 2005), Cités invisibles (Montréal, 2006), C’ʼest arrivé près de chez vous (Québec, 2008-2009), Mois Multi 12 (Québec, 2011) et Temps d’ʼimages (Montréal, 2012). En 2009, elle a bénéficié du studio-résidence du Conseil des arts et des lettres du Québec à Montréal.

Depuis 2013, Caroline Gagné rythme son travail en solo avec différentes collaborations, notamment au sein du collectif Avatar (Grand Happening, Pif Paf), avec l’artiste François Lamontagne (Fonte de glace, Contretypes), le collectif Projet Phyla (Les Altitudes), ainsi qu’avec l’artiste audio Patrice Coulombe avec qui elle a collaboré pour la conception informatique de projets médiatiques (...les sentiers battus, Les erres), ou encore pour la réalisation d'œuvres en duo (Ligne de flottaison, Écluse).

Active dans son milieu, elle assure la direction artistique du centre d’artistes Avatar depuis septembre 2013. Elle compte à son actif plusieurs résidences, expositions individuelles et collectives en plus de participation à des événements internationaux au Québec, à Cuba et en Europe. En 2011, son œuvre CARGO, présentée dans le cadre du Mois Multi 12, lui a valu un prix d’excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec. 

Ayant complété une maîtrise interdisciplinaire en art à l’Université Laval en 2012, Caroline Gagné vit et travaille à Québec.

Démarche artistique
Depuis le début de ma pratique, mon approche de l’art est ancrée dans l’expérience des lieux que j’explore. Pendant que je suis sur place, je m’imprègne des événements qui y surviennent. Dans cette optique, certains sites ont plus particulièrement marqué ma recherche, par exemple les parcs urbains et les berges du fleuve Saint-Laurent. De même certains bâtiments, et plus précisément leurs intérieurs sonores : les maisons tourmentées par le vent aux Îles de la Madeleine, un édifice industriel de Montréal résonnant des bruits de sa chaufferie ou encore, un cargo traversant l’océan Atlantique. 

Ce faisant, mon attention s'est portée sur les mouvements répétés et apparemment anonymes qui affectent les lieux, comme ceux des piétons qui, à la longue, marquent le sol, ceux des vents et des courants marins, les glaciers qui se brisent et engendrent la dévire des icebergs sur la mer et la migration des oies. 

L'érosion, la fragilité des écosystèmes, les nuances des atmosphères et les transformations de la matière qui s'altère, par la vibration et la friction, par exemple, sont des processus qui dévoilent l'instabilité et les transformations de notre environnement. Sur la base de ces processus que j'observe, je compose des situations évolutives à partir d'éléments (sons, images, captation de mouvements, objets, matières, configuration des espaces) afin qu'il en émerge des affects de notre rapport à l'environnement et au paysage, voire, notre propre finitude. 

Les œuvres que je réalise constituent des interfaces sensibles, un mouvement du journalier vers l’insaisissable. La poésie tient à la connectivité qu'elles établissent et orchestrent avec les éléments qui les constituent, mais aussi les lieux dont elles sont issues et les usagers qui les fréquentent. Pour ce faire, j'utilise régulièrement des technologies numériques en adéquation avec cette connectivité des environnements évolutifs dont je cherche à rendre compte. Art Web, installation interactive, art sonore et essais vidéographiques sont quelques exemples de dispositifs que je développe dans cette optique.


Depuis le début de ma pratique, mon approche de l’art est ancrée dans l’expérience des lieux que j’explore. Pendant que je suis sur place, je m’imprègne des événements qui y surviennent. Dans cette optique, certains sites ont plus particulièrement marqué ma recherche, par exemple les parcs urbains et les berges du fleuve Saint-Laurent. De même certains bâtiments, et plus précisément leurs intérieurs sonores : les maisons tourmentées par le vent aux Îles-de-la-Madeleine, un édifice industriel de Montréal résonnant des bruits de sa chaufferie ou encore, un cargo traversant l’océan Atlantique. 
Ce faisant, mon attention s'est portée sur les mouvements répétés et apparemment anonymes qui affectent les lieux, comme ceux des piétons qui, à la longue, marquent le sol, ceux des vents et des courants marins, les glaciers qui se brisent et engendrent la dévire des icebergs sur la mer et la migration des oies. 
L'érosion, la fragilité des écosystèmes, les nuances des atmosphères et les transformations de la matière qui s'altère, par la vibration et la friction, par exemple, sont des processus qui dévoilent l'instabilité et les transformations de notre environnement. Sur la base de ces processus que j'observe, je compose des situations évolutives à partir d'éléments (sons, images, captation de mouvements, objets, matières, configuration des espaces) afin qu'il en émerge des affects de notre rapport à l'environnement et au paysage, voire, notre propre finitude. 
Les œuvres que je réalise constituent des interfaces sensibles, un mouvement du journalier vers l’insaisissable. La poésie tient à la connectivité qu'elles établissent et orchestrent avec les éléments qui les constituent, mais aussi les lieux dont elles sont issues et les usagers qui les fréquentent. Pour ce faire, j'utilise régulièrement des technologies numériques en adéquation avec cette connectivité des environnements évolutifs dont je cherche à rendre compte. Art Web, installation interactive, art sonore et essais vidéographiques sont quelques exemples de dispositifs que je développe dans cette optiq